C’est sans doute la surprise de 2026 : la large victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche aura étonné jusque dans son propre camp ce dimanche 11 octobre. Se sentant « investi d’une responsabilité immense », l’eurodéputé aura pour mission de « rassembler » une famille politique aujourd’hui divisée.
En récoltant 66% des suffrages dès le premier tour, le leader de Place publique a vite mis fin au suspense et devancé de très loin le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure (14%), qui encaisse sa première défaite. Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel ont quant à eux obtenu chacun moins de 10 % des voix. Si personne ne s’attendait à une telle percée, le résultat ne fait pas non plus que des émules à en croire l’enfarinage qu’a subi Raphaël Glucksmann à la sortie d’un bar où il fêtait sa victoire.
Côté politique, « la ligne, elle est tranchée. Quand il y a eu un tel écart, une telle netteté dans la victoire, on ne revien[t] plus sur la question de la ligne », a déclaré l’eurodéputé. En opposition au bloc central, le candidat de la gauche sociale-démocrate annonce vouloir renouer avec la « radicalité » et incarner la « rupture », estimant que la primaire n’a été qu’un « tremplin » pour « chasser l’esprit de défaite ». C’est dans cette dynamique que Raphaël Glucksmann souhaite tendre la main aux écologistes, sans oublier François Hollande et Bernard Cazeneuve qu’il invite à participer au « combat commun ». « Vu la gravité de la situation, je n’imagine pas qu’on puisse s’adonner à autre chose qu’à l’intérêt général », a-t-il affirmé.