Fatima Ezzahra El Mansouri a été nommée cheffe de gouvernement par le roi Mohammed VI suite à la victoire de son parti aux élections législatives.
Voilà une nomination qui fera date : jusqu’ici, aucune femme n’avait occupé de telles responsabilités au Maroc. A l’issue de la réception royale, la nouvelle dirigeante a elle-même salué « un moment véritablement historique » auprès des médias publics, ajoutant que « ce n’est pas seulement une source de fierté pour moi, mais pour toutes les femmes marocaines ». A en croire le journal Médias24, Fatima Ezzahra El Mansouri serait en effet l’une des personnalités politiques « les plus en vue du pays depuis près de deux décennies ».
Née en 1976 à Marrakech, elle est issue d’une famille de notables. Son père, Abderrahman El Mansouri, a entre autres été ambassadeur du Maroc aux Émirats arabes unis. Après des études internationales et l’obtention d’un DEA en France à Montpellier, Fatima Ezzahra El Mansouri rentre en politique au Maroc via le Mouvement de tous les démocrates. Ceui-ci servira de base au Parti authenticité et modernité (PAM) en 2008, sous les couleurs duquel elle devient la première femme à accéder à la mairie de Marrakech… à seulement 33 ans.
Malgré quelques revers en politique. Elle poursuit son ascension du local au national avec notamment un siège de députée. Son argument principal ? La jeunesse, à laquelle elle affirme vouloir redonner espoir et apporter des réponses. D’autres sujets seront également sur la table dans le cadre de ses nouvelles responsabilités, à commencer par le chômage et les disparités sociales.
En l’absence de majorité absolue, Fatima Ezzahra El Mansouri devra composer avec les autres forces politiques pour former une coalition gouvernementale. Aucun doute que son expérience à la direction collégiale du PAM pourrait lui être utile dans ce jeu d’équilibriste à en croire BFMTV.