Incarnant pour beaucoup une forme de stabilité, c’est sans surprise que le sénateur LR des Yvelines a été reconduit ce jeudi à la présidence de la Chambre haute, dont il est devenu une figure incontournable.
Après quinze ans de présidence, on le qualifie souvent « d’inamovible ». Face à trois autres candidats au « plateau » (l’équivalent du « perchoir » de l’Assemblée nationale), Gérard Larcher s’est imposé dès le premier tour en récoltant la majorité absolue des suffrages, avec 203 voix sur 302 votes exprimés. Le voilà donc à nouveau président de la chambre haute du Parlement jusqu’en 2029. Pour la sixième fois.
Parfois critiqué comme un symbole de l’oligarchie parlementaire, l’ancrage de Gérard Larcher au sein de l’institution n’en reste pas moins incontestable, comme en témoigne la longue ovation qui lui a été adressée par ses pairs lors de l’annonce des résultats. « Dans l’esprit de liberté, de responsabilité et de respect mutuel qui est la marque de notre Assemblée, chaque voix sera respectée, j’en serai le garant », a-t-il affirmé suite à son élection, persuadé que son hémicycle reste « le point d’équilibre d’une démocratie » qu’il sent « à la peine ». Avant de conclure : « Je suis convaincu que le Sénat peut être un des moteurs du sursaut républicain ».