Cette promesse du président Emmanuel Macron a maintes fois été retardée. Ce mercredi 15 juillet, l’adoption définitive de la loi sur la fin de vie à l’Assemblée nationale fait entrer la France dans le cercle assez restreint des pays comme la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, le Canada et l’Uruguay ayant ouvert aux citoyens la législation en ce sens.
Le sujet a longtemps fait débat entre partisans et opposants au texte. Avec l’adoption définitive de la loi sur la fin de vie par 291 voix contre 241, les malades atteints de pathologies graves pourront désormais obtenir sous conditions strictes l’administration d’un produit létal. « Il y a des souffrances que plus rien n’apaise (…) qui empêchent de vivre », a déclaré Camille Galliard-Minier, la ministre déléguée chargée de l’autonomie et des personnes handicapées, lors de l’ouverture du débat.
Quelques minutes après le vote, le président la République a salué sur X « un débat constructif et respectueux » sur « cette question aussi intime que grave ». La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a félicité pour sa part « un grand texte pour notre République (…) tant attendu par nos compatriotes ». Si les élus macronistes et la gauche ont majoritairement voté pour, les groupes de droite et d’extrême droite ont préféré laisser leurs membres s’exprimer librement sur ce sujet éminemment sensible.