C’est en ces termes que l’Elysée a rendu hommage à la mémoire de Bernadette Chirac dans un communiqué, saluant l’ex-Première dame qui a fait « rayonner la maison de la République partout dans le monde ». Les hommages se multiplient suite à sa disparition.
Au-delà du symbole, le décès de la veuve de l’ancien président Jacques Chirac sonne bien comme la fin d’une époque. Bernadette s’est éteinte vendredi 5 juin à l’âge de 93 ans, décrite comme « une grande dame de coeur » par le président Emmanuel Macron. Un discours qui rejoint celui du patron de LR et ancien ministre Bruno Retailleau, pour qui elle « fut bien plus qu’une Première Dame ». Celle qui paraissait longtemps agir dans l’ombre de son mari, a su en effet se creuser une place de choix au sein du monde politique, « connue pour sa manière discrète et tenace de changer la vie des plus fragiles », écrit la présidence.
De quoi faire écho aux paroles du leader socialiste Olivier Faure, selon lequel « elle sut se donner une place dans un siècle où les femmes étaient encore présentées comme la simple prolongation de leurs époux. » Toujours à gauche, l’ex-président François Hollande a affirmé sur franceinfo que Madame Chirac « pouvait même être rugueuse quand elle avait des choses à dire ». Il en aurait lui-même fait l’expérience du temps où il était président du Conseil général de Corrèze, terre dont Bernadette a aussi été élue. C’est peu dire que les habitants y ont accueilli la nouvelle du décès avec beaucoup d’émotion.