Par 181 voix contre 122, le Sénat a rejeté la proposition de loi du député Olivier Falorni sur la fin de vie, largement soutenue par le gouvernement et l’Assemblée nationale. Retour à l’envoyeur.
A l’issue de débats tendus, les sénateurs ont fini par rejeter toute forme d’aide à mourir au sein d’un texte déjà fortement vidé de sa substance. Trop poussé pour certains, pas assez pour d’autres, le voilà de retour au Palais Bourbon qui devra se saisir à nouveau du sujet dans sa version initiale à partir de la mi-février, en deuxième lecture. Certains craignaient d’ailleurs que l’adoption du texte ainsi modifié se serait avérée au final contre-productive, en contredisant notamment la loi Claeys-Léonetti actuellement en vigueur. Celle-ci autorise la « sédation profonde et continue jusqu’au décès » sous conditions.
Les sénateurs ont en revanche adopté la proposition de loi visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs par 307 voix pour et 17 contre. Soulager la souffrance en fin de vie reste en effet une question prioritaire à l’heure où la population française ne cesse d’avancer en âge. Aucun doute que ce grand débat sociétal fera encore couler beaucoup d’encre.
