Ancienne figure du PS en Bretagne et ministre sous François Mitterrand, Charles Josselin s’est éteint dans la nuit de lundi 31 août à mardi 1er septembre à l’âge de 88 ans. Sa disparition s’accompagne de vibrants hommages dépassant les frontières de son territoire de coeur.
« C’est avec beaucoup de peine que j’ai appris le décès de Charles Josselin » affirme Christian Coail, le président du Conseil départemental des Côtes d’Armor. « Il a marqué l’histoire des Côtes-d’Armor et de la Bretagne. C’est, d’abord, à Charles Josselin que les Côtes-d’Armor doivent leur nom. Je pense ensuite à son combat par rapport à l’Amococadiz qui marqua les esprits dans la région. Il fut aussi ministre de François Mitterrand et de Lionel Jospin, respectivement au secrétariat aux transports, à la mer puis à la Coopération, incarnant, ainsi, de fait, notre département à Paris et au plus haut niveau de la République. » Avant de conclure : « Je garde, enfin, en souvenir la personne, dont la chaleur humaine faisait un compagnon agréable avec qui échanger. »
Sur X, le premier secrétaire du PS Olivier Faure écrit : « Je sais la trace qu’il laisse et la douleur de tous ceux qui l’ont côtoyé et aimé. À sa famille, ses amis, ses camarades, j’adresse mes plus sincères condoléances. » Emblématique en Bretagne, celui qui est souvent décrit comme « un homme de solutions » fut notamment secrétaire d’État aux Transports (1985 – 1986) sous le gouvernement de Laurent Fabius, secrétaire d’État à la Mer (1992 – 1993) au sein du gouvernement de Pierre Bérégovoy et ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie (1997 – 2002) dans celui de Lionel Jospin. Député des Côtes-d’Armor à six reprises entre 1973 et 2002, il fut aussi élu européen de 1979 à 1981 et sénateur de 2006 à 2008. On se souviendra de son combat pour la création d’un syndicat mixte de défense des communes du littoral suite au naufrage de l’« Amoco Cadiz » en mars 1978, qui avait entrainé une importante marée noire.