L’Assemblée nationale a adopté l’article phare de la proposition de loi portée par Laure Miller (Renaissance) visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans. Une décision riche en symboles à l’heure où Emmanuel Macron cherche à laisser une trace de son quinquennat.
Facebook, Instagram, Tiktok ou encore Snapchat : autant de plateformes auxquelles les mineurs de moins de quinze ans ne pourraient bientôt plus avoir accès. Cette mesure, vivement soutenue par le président Emmanuel Macron, a également fait consensus au sein de l’hémicycle à 116 voix pour et 23 contre, tous bords politiques confondus.
Les élus LFI (La France Insoumise) ont néanmoins critiqué la difficulté de sa mise en place, qui d’après eux ne ferait qu’accentuer la défiance de certains jeunes envers les politiques. Les Insoumis regrettent aussi l’absence d’accompagnement au sein d’un texte qu’ils qualifient de « répressif ». Le président, quant à lui, se défend : « Les émotions de nos enfants et de nos adolescents ne sont pas à vendre ou à manipuler, ni par les plateformes américaines, ni par les algorithmes chinois. »
La France deviendrait ainsi le deuxième pays au monde après l’Australie à fixer un âge minimum légal pour accéder aux réseaux sociaux, et le premier en Europe. Attendu au S2nat pour la mi-février, reste à savoir si ce texte sera bien en accord avec le droit européen pour éviter qu’il ne subisse le même sort que la loi de 2023 relative à la majorité numérique. Celle-ci n’a en effet jamais pu être appliquée.
