Raphaël Daubet, sénateur du Lot, souhaite mettre en lumière la contribution du patrimoine paysan à la vie de nos territoires. Un enjeu de mémoire à l’heure où la paysannerie se fait de plus en plus rare.
Le déclic a eu lieu suite à une visite de la Maison Marot, lauréate de la mission Bern 2019 et protégée au titre des Monuments historiques. Pour Raphaël Daubet, pas de doutes : il y a urgence de préserver les traces de la vie rurale en France. Et tout particulièrement dans le Quercy, dont l’identité actuelle reste profondément ancrée dans ses racines populaires.
Le parlementaire s’explique dans une interview accordée aux médias La Vie Quercynoise et ActuLot.fr : « Parce que la Maison Marot n’a pas été transformée, elle a traversé le temps. Dans ses murs, ses volumes, les objets conservés, elle dévoile sans filtre les conditions de vie paysannes du XIXe et du début du XXe siècle. Elle permet immédiatement de comprendre comment on habitait, comment on travaillait, comment les espaces étaient organisés. Elle est à la fois un témoignage ethnologique précieux et un exemple très concret des techniques constructives du Haut-Ségala ».
La mise en lumière d’un « angle mort »
Ce n’est ni plus ni moins le terme qu’il emploie pour définir la construction des politiques patrimoniales en France. « Les tours, les châteaux, les églises… C’est légitime, mais incomplet. »
Pour le reste, « soit on le mobilise comme un outil touristique, folklorique ou d’image. Mais ce n’est pas sa nature. Il doit redevenir un objet de connaissance, un support de recherche culturelle et universitaire, et un facteur de lien sur le territoire. »
L’élu appelle donc à bâtir une politique publique dédiée au patrimoine paysan du Quercy, alliant la création d’un fonds de soutien dédié avec un partenariat renforcé de concert avec le monde universitaire. « C’est cette passion collective pour la recherche anthropologique, historique, géographique qu’il faut relancer ! ».